Un œuf retenu est un œuf que la femelle n’est pas en mesure d’expulser pour différentes raisons (œuf trop gros, coquille molle…).
Ce problème est plutôt commun chez les femelles qui ont une diète pauvre en vitamines et en calcium, lors d’une première ponte ou encore chez les femelles que l’on nomme «pondeuses chroniques».
Il est à noter qu’une femelle n’a pas besoin d’un mâle dans son entourage pour décider de pondre!
Les espèces qui sont les plus à risque sont les pinsons, canaris, perruches, inséparables et cockatiels.
En effet, ces petites espèces pondent souvent plusieurs œufs à la fois, parfois chaque mois, ce qui leur mérite alors le titre de pondeuses chroniques. Bien que les espèces soient plus à risque, aucune espèce aviaire n’est à l’abri de ce problème de santé délicat.





La formation et la ponte d’un œuf entraînent une demande énergétique accrue sur l’organisme. Vitamine A, protéines, calcium, graisses, vitamine E et sélénium sont les principaux éléments qui sont nécessaires en grande quantité. Une diète équilibrée est essentielle pour tout oiseau, mais est encore plus importante chez les femelles pondeuses. Vous pouvez vérifier si le régime alimentaire de votre perroquet est adéquat en vous référant à la rubrique sur l’alimentation des oiseaux.
De plus, si votre femelle pond régulièrement, il est recommandé de lui fournir un supplément de calcium (os de seiche, coquilles d’œufs cuites, coquille d’huitre broyée, suppléments calciques sou forme de poudre, formulation liquide vétérinaire).
Les signes
Lors d’une rétention d’œuf, quelques signes chez votre femelle peuvent vous mettre la puce à l’oreille. Parfois, l’oiseau semble constipé (force et tient ses pattes écartées), fait des fientes plus petites ou plus grosses ou présente une bosse au niveau du cœlome (équivalent de l’abdomen). Si les selles de vos oiseaux sont molles et plus abondantes, il peut s’agir d’un premier signe d’une ponte imminente. Les fientes peuvent également avoir une odeur désagréable durant les quelques jours précédant la ponte.
Si votre oiseau essaie de pondre sans succès depuis quelques jours, la situation devient une urgence médicale.
L’oiseau peut être faible, léthargique, avoir de la difficulté à se percher, se tenir au fond de la cage, manger moins et respirer difficilement. À ce stade, son état est critique et vous devez consulter votre vétérinaire rapidement.
Le diagnostic
Lors de l’examen, le vétérinaire vérifiera plusieurs aspects physiques chez votre oiseau comme l’état général, l’hydratation, la présence d’une masse abdominale et la vascularisation des pattes, tout cela afin de juger de la sévérité de la condition. Pour être en mesure d’émettre un diagnostic plus précis, le vétérinaire pourrait avoir recourt à certains tests tels qu’une radiographie, une prise de sang ou encore un prélèvement dans le cœlome à l’aide d’une aiguille. Selon l’évaluation de la condition et les résultats des tests, diverses options de traitement seront proposées.
Le traitement
Certains traitements médicaux peuvent s’administrer à la maison tandis que d’autres vont nécessiter une hospitalisation de quelques jours. Pour éviter la récidive d’une rétention d’œuf, il faut essayer de diminuer l’intensité et la fréquence de la ponte. Divers moyens peuvent être tentés comme réduire la photopériode, éviter certains gestes qui pourraient être interprétés comme «des avances» par votre oiseau, ne pas le laisser se masturber sur vous, retirer les miroirs… En dernier recours, deux solutions médicales sont possibles : des injections de Lupron à intervalle régulier, la pose d’implant de Suprelorin qui vont stériliser médicalement les oiseaux.