Le syndrome de malformation occipitale caudale du chien est une maladie congénitale qui entraîne divers symptômes neurologiques. Comparable à la malformation de Chiari type 1 chez l’humain, cette condition cause une compression du cerveau et une obstruction du liquide céphalorachidien. Les chiens atteints présentent souvent des signes de douleur et des troubles moteurs
Malformation occipitale chez le chien : symptômes et races prédisposée
Les chiens de petites races sont les plus touchés, notamment l’épagneul Cavalier King Charles, le griffon de Bruxelles et le bichon maltais. Généralement, les symptômes apparaissent entre 5 mois et l’âge adulte. Il n’y a pas de prédisposition en termes de sexe ou de couleur, mais les chiens de type miniature, comme les chihuahuas ou les yorkshires, sont particulièrement vulnérables.

Les symptômes les plus fréquents sont la douleur et la gêne. Les chiens affectés montrent des signes évidents de douleur lorsqu’ils sont sollicités, par exemple lorsqu’ils sautent, se font toucher ou lorsqu’ils sont excités. La douleur est souvent plus intense la nuit. En plus, ils peuvent gratter leur cou, leurs oreilles, ou même se frotter le visage et les oreilles. Ce comportement peut être déclenché par un collier, un mouvement brusque, ou même une excitation.
Parfois, une démarche instable et des convulsions peuvent se manifester. Toutefois, il n’existe pas de lien scientifique direct entre la malformation et les convulsions. Il est également fréquent que les épagneuls Cavalier King Charles souffrent de surdité, bien qu’aucun lien direct n’ait été établi.
Diagnostic de la malformation occipitale chez le chien

Le diagnostic de la malformation occipitale caudale se fait principalement grâce à la résonance magnétique (IRM). Cette technique permet de visualiser le déplacement du cervelet et du tronc cérébral à travers le foramen magnum. L’IRM permet également d’identifier les cavités de liquide dans la moelle épinière, signe de syringomyélie.
Traitement et pronostic de la malformation occipitale canine
Le traitement principal vise à soulager la douleur. Bien que la chirurgie soit la meilleure option à long terme, elle ne garantit pas une guérison complète. Elle consiste à retirer une partie de l’os pour réduire la pression sur le foramen magnum et rétablir la circulation du LCR. Cependant, environ 50% des chiens voient leur état se détériorer après deux à trois ans.
Avant d’envisager la chirurgie, un traitement médical est souvent tenté. Celui-ci peut inclure des diurétiques pour diminuer la pression du LCR ou des antiacides pour réduire l’acidité gastrique. Si la douleur persiste, des anti-inflammatoires non-stéroïdiens peuvent être administrés. Si nécessaire, des analgésiques neurogéniques ou des stéroïdes peuvent être utilisés pour un meilleur contrôle de la douleur.
Quel pronostic pour votre chien ?
Le pronostic varie d’un chien à l’autre. Certains restent stables pendant plusieurs années, tandis que d’autres connaissent une détérioration rapide de leur état. Il est essentiel de suivre régulièrement l’état de santé de votre chien, surtout si celui-ci prend des médicaments. Des bilans sanguins périodiques permettent de vérifier l’état de ses organes internes et d’ajuster les traitements si nécessaire.