La chlamydia féline est une infection bactérienne provoquée par Chlamydophila felis (anciennement Chlamydia psittaci sp felis). Cette bactérie Gram négative intracellulaire affecte principalement les jeunes chats âgés de 5 semaines à 9 mois, bien que toutes les tranches d’âge soient concernées. Par ailleurs, les mâles Birmans semblent être plus souvent touchés.

Les chats vivant dans des environnements où cohabitent plusieurs animaux, comme les refuges ou les chatteries, sont particulièrement à risque. De plus, la transmission s’effectue par contact direct entre les chats, via des aérosols ou encore à travers des objets contaminés (par exemple, vêtements ou accessoires). Heureusement, la bactérie survit moins de 48 heures dans l’environnement et reste sensible aux désinfectants courants.
Certains chats deviennent porteurs chroniques ou asymptomatiques, ce qui représente environ 5 à 10 % des cas selon les études. La période d’incubation est généralement de 5 à 10 jours.
Symptômes de la chlamydia féline
Les symptômes varient en fonction de la gravité de l’infection et touchent principalement les yeux, mais des signes respiratoires ou systémiques peuvent également être présents.
Symptômes oculaires fréquents :
- Conjonctivite.
- Écoulements oculaires (initialement unilatéraux, devenant bilatéraux et mucopurulents).
- Chémose (gonflement conjonctival).
- Blépharospasme et blépharite.
- Prolapsus de la nictitante et hyperémie.
Symptômes respiratoires :
En parallèle, des signes tels que les éternuements, la rhinite légère ou les écoulements nasaux peuvent survenir.
Symptômes systémiques possibles :
En cas d’infection sévère, des manifestations telles que boiterie, avortements, infertilité, décès néonatal, lymphadénopathie ou fièvre peuvent être observées. L’animal peut également montrer des signes de dépression, une perte d’appétit ou une diminution de son poids.
La chlamydia féline est souvent associée à des co-infections, notamment avec l’herpèsvirus, le calicivirus, Bordetella bronchiseptica ou Mycoplasma felis. De plus, l’immunité acquise après une infection est faible et temporaire, ce qui favorise les récidives.
Diagnostic de la chlamydia féline
Le diagnostic de cette infection nécessite des tests spécifiques, car les symptômes sont similaires à d’autres maladies :
- Rhinotrachéite féline : période d’incubation de 4 à 5 jours, symptômes respiratoires marqués et conjonctivite bilatérale.
- Calicivirus : incubation de 3 à 5 jours, souvent accompagnée d’une stomatite ulcérative.
Méthodes diagnostiques :
Pour confirmer l’infection :
- La PCR est la méthode la plus fiable, réalisée à partir d’un prélèvement conjonctival.
- La culture bactérienne et la sérologie sont des options, mais moins courantes.
Traitement de la chlamydia féline
Pour traiter efficacement la chlamydia féline, l’administration d’antibiotiques est essentielle. Il est crucial de traiter simultanément tous les chats du foyer afin d’éviter une recontamination. Par ailleurs, l’utilisation de traitements oculaires topiques ou de larmes artificielles peut soulager les symptômes, bien que cela ne suffise pas en cas d’infection systémique.
Un vaccin (optionnel) est disponible pour limiter la gravité des symptômes lors d’une infection.
Pronostic et prévention
Le pronostic est favorable, mais C. felis peut être transmissible à l’homme (zoonose), particulièrement chez les individus immunodéprimés.
Mesures préventives recommandées :
- Limiter les contacts entre chats infectés et sains.
- Désinfecter régulièrement les objets et surfaces en contact avec les animaux.
- Envisager la vaccination pour les chats à risque élevé.